Brésil : Le pays de la bière et de la caïpirinha se met au vin !

Certes la consommation de vin dans ce pays de 200 millions d’habitants reste basse. Avec 1,9 litre par an et par personne, on est loin des 60 litres de bière et des 20 litres de "cachaça" (alcool de canne à sucre avec lequel on prépare la fameuse caïpirinha) consommés chaque année par les Brésiliens.

En 2004, le Brésil avait importé 39,1 millions de litres de vins et mousseux, un chiffre en hausse constante qui a atteint 79,5 millions de litres en 2012. Les vins proviennent principalement du Chili, d’Argentine, d’Italie, de France et du Portugal.

La production nationale de vins dits de qualité - concentrée dans l’Etat de Rio Grande do Sul (extrême sud) - est passée de 94,8 millions de litres en 2004 à 173,5 millions en 2013. La production de breuvages moins sophistiqués, en revanche, a chuté de 313 millions à 197 millions.

Parmi les vins mousseux, les locaux ont les faveurs des consommateurs : sur 20 bouteilles consommées, 15 sont brésiliennes.

En raison des taxes, les produits importés sont chers : une bouteille qui au Chili coute 13 euros en vaudra 36 au Brésil. Une bouteille de vin chilien est même aujourd’hui moins chère en France qu’au Brésil.

Le consultant britannique Wine intelligence, l’un des plus prestigieux du marché, a signalé récemment que les "Brésiliens consomment du vin comme jamais" mais attire l’attention sur ces taxes "très élevées".

Pour un vin produit hors du Brésil et autres pays du Mercosur (Argentine, Uruguay, Paraguay, Venezuela) les impôts peuvent représenter jusqu’à 83% du prix de chaque bouteille, selon l’Institut brésilien de recherche fiscale.

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